13.10.2009

Comment combattre la xénophobie dans la région transfrontalière

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11.02.2009

Le oui aux bilatérales

 

En assurant le net succès du camp du « oui », les citoyens suisses ont réaffirmé leur attachement  à l’Europe  en   relativisant  une culture helvète de neutralité depuis longtemps artificielle.

 Il est vrai que ces accords apportent un bonus indéniable à leur économie tout en  permettant à leur pays de conserver un certain nombre de  particularismes en particulier bancaires et fiscaux Du côté des salariés les mesures d’accompagnement devraient continuer à offrir une garantie sur l’application des Conventions collectives et contre le dumping social  Quant aux travailleurs frontaliers qui  contribuent à la croissance de l’économie, la libre circulation avec le maintien de leur statut leur apporte une protection quant à la sécurité de leur emploi tandis que le droit de résidence des suisses en France soulage la crise du logement côté Genève

En ce qui concerne les relations entre Genève  et sa couronne française, le principe du projet transfrontalier de métropole (le projet d’agglomération franco-valdo-genevoise) se trouve naturellement légitimé .Les responsables politiques ne manqueront pas par glissement sémantique de vouloir en tirer une légitimité à laquelle  leur méthode d’élaboration sans consultation de la population et leur pari économique irréaliste  de croissance continue ne leur permet pas de prétendre.  Le projet ne trouvera sa légitimité que  s’il répond aux attentes des habitants  des 2 côtés de la frontière  pour un mieux vivre ensemble et s’il se construit avec eux.

Il est temps d’engager un grand débat afin de percer la bulle qui enferme ce Projet pour l’ouvrir aux problématiques que nous renvoient  les bouleversements climatiques, les atteintes à l’intégrité de notre Planète et les crises économiques et financières mondiales avec leurs conséquences sociales 

Si la  votation suisse du 8 février est bien le signe d’un rejet majoritaire de la xénophobie, s’il représente  une étape vers l’ouverture au-delà des frontières, il reste à en préserver le sens sur notre territoire commun en trouvant  des solutions solidaires  qui s’appuient  sur  d’autres valeurs que la course aux profits