19/03/2011

Insuffisance de transports collectifs transfrontaliers(TCT)

L’insuffisance de transports collectifs transfrontaliers entre le département de la Hte Savoie et le canton de Genève, nous maintient en haleine, pour ne pas dire que l’on s’enfonce dans le mobilisme. Un CEVA qui verra le jour en 2018, l’arrivée du tram à St Julien en Genevois en 2018, la prolongation du tram 12 jusqu’à Annemasse (2014) ne changera en rien à l’augmentation des flux transfrontaliers (TCT) que l’on connait à ce jour. Bien au contraire plus les années passent, plus on arrive en démographie aux statistiques de 2020, alors que le fossé se creuse de jour en jour entre les passages transfrontaliers et les transports collectifs transfrontaliers.

 

Nous sommes confrontés actuellement, à ce que le Canton Genevois suisse ne tienne pas ses engagements sur les constructions de logements qui devraient être équitables de part et d’autre des frontières. Actuellement 4 sur 1 sont construits sur le Genevois Savoyard, qui amplifient encore les déplacements transfrontaliers, en plus des enfants scolarisés sur Genève. « Pour chaque logement non construit à Genève, c’est une voiture supplémentaire qui hante nos vies.. »

Aujourd’hui nous disons Genève pôle d’attractivité notoire, ne semble pas privilégier les TCT !

Quelles solutions les élus de l’Arc SM, la Région RA et du Canton Genève, envisagent-ils pour diminuer les flux voitures sur la région française du Genevois Ht Savoyard, au risque d’un péage urbain sur Genève ?

Payage urbain GE.jpg 

La fréquentation transfrontalière journalière avec la Hte Savoie en 2005 représentait déjà 225 000 personnes jour, combien en 2011 !

 

Les TCT tous confondus (Autocars -TER - Bus) présentent l’estimation de 1.5% représentant 3375 passages /jour.

1.      Sur la ligne existante RFF, Annemasse Genève EV, les TER ont transporté en 2009, 800 voyageurs jour pour 24 navettes AR soit 28 voyageurs par TER, sur une distance de 5kms 200 en 11 minutes soit une moyenne de 30 Kmh. (9’ avec le RER)

2.      Le reste se partage entre les lignes régulières autocars du CG 74 transfrontalières du GLCT depuis Evian, Annecy, La Roche sur Foron, St Gervais certaines sont express par autoroute (A41)Annecy pour un temps de trajet de 1h10 et 1h20 en heure de pointe contre 1h 30 en TER ou (A40) St Gervais en 1h30 contre 1h45 en TER. La ligne D Uniréso Valleiry représente 1000 passages jour à la frontière de Perly et la ligne TAC d’Annemasse à Chêne-Bourg gare 100 passages /jour ou la ligne G Veigy-Foncenex

3.      Le pôle d’échange de Moillesulaz avoisine à 5000 passages /jour en TC et non en TCT.

 

Les estimations en TCT à l’après CEVA, nous les connaissons, tous confondus seront de 3.5% soit 7875 passages /jour.

Au regard de la société civile française à travers l’association des usagers et développement des transports de la Hte Savoie (AGFUT-DTC 74, elle exprime que le projet du CEVA Suisse, restera très largement insuffisant pour répondre aux demandes de TCT. Nous l’avions dénoncé dans les années 2006 en proposant la complémentarité du « shunt » d’Ambilly.

 

Il est inconcevable que Genève décide seul les politiques qui vont impacter lourdement le Genevois Savoyard et son propre territoire d’ailleurs.

 

Pour la société civile française le chiffre de 10% des TCT est un minimum. Avec 22 500 passages /jour c’est concurrencer des temps de trajet autoroutiers A40 et A41. Faire également diminuer les incidences des pollutions sur Genevois Savoyard et Suisse. Ceci demande de présenter des extensions du réseau RER en transfrontalier en se connectant à la ligne RFF existante du pied du Salève dit « barreau Sud ».

 

Arriver à l’équivalence des transports TCT du canton de Vaud qui eux en 2018 seront à 33%, vaut-il le coût de dépenser 1.250 000 Mds € à ce que des élus et les subventions de Berne imposent l’histoire d’une empreinte sur une liaison historique (1912) pour atteindre seulement 4000 passages/jour en TCT. Alors que tout le monde sait pour des raisons techniques, qu’il sera impossible de faire une extension comme augmenter le cadencement des trains sur l’étoile ferroviaire à cinq destinations en gare d’Annemasse.

 

Seul le RER pourra combler à l’augmentation des TCT avec des déplacements inter urbains rapides et compétitifs en temps par rapport à une mobilité voiture individuelle.

La proposition de l’étoile du CEVA+ sera complémentaire au CEVA, une proposition française avec 5 fois plus de paramètres, 5 fois plus rapide, pour 5 fois plus de passagers. En plus nous argumentons une solution nationale ferroviaire d’investir des liaisons directes avec un des plus grands pôles touristiques d’Europe la Savoie du Nord, 30 millions de nuitées que l’on accueille avec 2% par TC.

 

Un projet durable et prospère pour les emplois en France, au transfert de la voiture aux rails, à la diminution des pics de pollutions (PM10) au développement économique des transports sur un département de la Hte Savoie qui en a largement besoin.

10/05/2010

Transports Franco Valdo Genevois

Le transfert de la voiture au RER Genevois ce n’est pas pour demain !

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22/03/2009

Moraliser le capitalisme ?

 

Notre agglomération transfrontalière est particulièrement concernée par la campagne médiatique orchestrée sur la volonté affichée des grandes puissances occidentales de résoudre la crise du capitalisme en le moralisant.

            En cause bien sûr le secret bancaire pratiqué par la Suisse. Mais la conscience citoyenne est interpellée par d’autres « spécialités » de la place financière genevoise : doivent également être mis en cause le marché des produits agricoles où s’organisent les spéculations qui amplifient la crise alimentaire mondiale avec ses conséquences terribles dans les pays du Sud ou les activités traitant des ventes d’armes .ou bien encore le centre d’ affaires pétrolières qui en Afrique et en Asie particulièrement constituent un détournement de richesses pour les populations réduites à un état de grande pauvreté.

            Dans ce cadre là, que veut dire « moraliser le capitalisme » ?

            Cette locution est un paradoxe : le capitalisme, système de production, est un outil servant à l’échange d’argent contre des valeurs économiques. .Moraliser un outil n’a pas de sens, c’est son usage qu’il faut moraliser. Prenons l’exemple du couteau : son usage courant comme ustensile ménager est unanimement apprécié dans la vie quotidienne (moyennant des précautions élémentaires). Dès lors que son usage est détourné  pour en faire une arme portant atteinte à autrui, il relève de l’interdiction et de la condamnation

            Il en est de même du capitalisme : son usage  est condamnable et doit être interdit dès lors qu’il est détourné d’un usage « convivial », que la logique de profits est antagonique au bien commun,  lorsqu’elle est antagonique à la qualité de la vie, lorsqu’elle fait obstacle au respect des droits humains fondamentaux, ou qu’elle détruit  l’harmonie de la nature (ce qui caractérise la mondialisation libérale).

            Alors, parlons plutôt de moraliser l’économie, moraliser le développement

            Lorsqu’il  affirme vouloir moraliser le capitalisme, Sarkozy ne vise pas au partage des richesses, au  combat contre  la pauvreté ou à la lutte contre l’effet de serre. Il dénonce  une concurrence qu’il estime déloyale ou des pratiques nuisibles aux profits de l’ensemble de la classe capitaliste et dont les « excès » ruinent les Etats et précarisent leurs dirigeants. Il continue de penser que l’humanité doit  s’adapter au capitalisme, non l’inverse.

            Si l’on parlait du développement durable ?

            Il est curieusement absent des discours politiques. Pourtant ce concept dont la Conférence de RIO en 1992 a établi le socle repose sur un principe éthique : « Responsabilité, solidarité, précaution » Il a pour vocation d’encadrer l’économie de telle sorte qu’elle devienne compatible avec le bien être social et l’exigence écologique. Mais  dans la mesure où il constitue  une alternative à la mondialisation  libérale, ce qui exige l’abandon des  principes sur lesquels repose  le consensus de la clase politique  occidentale,  le développement durable  ne représente pas une référence pour les gouvernants  qui préfèrent en détourner l’usage en édulcorant son contenu

 

            Ce blog est dédié aux échanges transfrontaliers. La réflexion que porte cette contribution s’applique au Projet d’agglomération franco-valdo-genevoise : un Projet de développement qui ignore la crise sociale et l’effet de serre est-il un projet moral ? Nous y reviendrons prochainement