10/02/2015

Genève bloque le développement des transports collectifs transfrontaliers !

L’estimation transfrontalière de passage sur la frontière Franco Genevoise représente 575 000 passages /jour tout confondus (voitures, bus, trains, tram, piétons vélo…) qui la paralyse sur les heures de pointes.

L’Etat de Genève souhaite tout gérer sur son territoire pour ses propres intérêts, n’apporte pas la fluidité souhaitée.

En ne cherchant pas des solutions de lignes directes transfrontalières, le Canton se condamne, de ce fait, à ne pas améliorer la qualité et diminuer les flux automobiles vers son pôle.

La dynamique du Canton est responsable des flux, car c’est bien elle qui attire tous les déplacements que l’on connait aujourd’hui.

La dernière étude OSTRAT « Office cantonal de la statistique », de 2013, annonce 113 000 frontaliers, à cela il faut rajouter les nombreux résidents suisses non déclarés dans les mairies françaises (estimation basse à 20 000 personnes).

Effectivement, le Canton de Genève ne fait pas d’efforts pour loger ses habitants, tant en quantité de logements qu’en baisse des loyers et des prix d’achats. Volontairement ? Ce qui a pour effet de déplacer les charges pour les services à rendre à la population (crèches, écoles, infrastructures diverses, routes, encombrements, transports, pollutions et autres nuisances…) de Genève vers la France. Tout ceci augmente encore les flux transfrontaliers.

Genève, dans sa coquille, reste le vecteur économique incontournable de la région Franco-Valdo-Genevoise, elle doit, de ce fait, assumer, en grande partie et en collaboration étroite avec la France, la responsabilité des flux qu’elle engendre. Les études  de l’AGFUT-DTC 74 avaient estimé pour 2018 environ 260 000 passages/ jour tout confondu uniquement avec le département de la Hte Savoie.

Si Genève ne veut pas se retrouver asphyxiée, sous peu, par cet afflux d’automobiles, elle doit envisager l’avenir au-delà de son «nombril». L’Etat de Genève doit améliorer, en amont, un mouvement fort sur les mobilités vers son territoire et inciter fortement les élus français à s’atteler sérieusement à la tâche en développant très rapidement, quantitativement et qualitativement, les transports collectifs.


Genève et son Canton n’ont pas anticipé, avec l’Etat et les départements français, la dynamique de cette mobilité exponentielle.

 

Un CEVA mitigé pour le transfrontalier

 Genève en proposant sa liaison ferroviaire RER manquante entre les Eaux-Vives et Cornavin (CEVA) n’a pas regardé les réalités en face. Son vote populaire, imposant un passage par Carouge, en a fait un projet d’un siècle passé car trop long et n’offrant pas d’amélioration sur les temps de déplacement, depuis la Hte Savoie. Il aurait fallu un tracé plus direct pour réellement désengorger les écoulements transfrontaliers à 10%. Soit 26 000 passages/jour en TCT (Transports Collectifs Transfrontaliers) 

Avec le RER-CFF urbain, via Lancy, Bachet, Hôpital, Eaux Vives, Chêne-Bourg, les élus de l’époque nous juraient que ce projet devait solutionner toute la problématique du transport transfrontalier Haute Savoie à Genève.

Hors, on sait déjà que tout cela sera TRES insuffisant. (Michèle Künzler ex-conseillère d’Etat à la Mobilité avait dit « le CEVA ne résoudra pas tous les TCT.

L’exponentialité de cette mobilité individuelle n’a pas été anticipée et le transfert important de la mobilité voiture vers les transports collectifs n’est, malheureusement pas pour demain.

 

Dans un contexte de diminuer l’écoulement des véhicules sur l’agglo franco- genevoise, depuis les stations de skis des Alpes françaises, difficile, de transiter avec des liaisons RER directes sinon se contenter de passer par la gare GE Cornavin via Genève Cointrin aéroport.

De nombreuses ruptures de charge en vue (Changements) comme des rebroussements, pas très clair pour une clientèle à majorité étrangère et les pendulaires.

A ce jour, les stations touristiques du pays du Mont Blanc sont reliées uniquement avec de multitudes liaisons routières privées (suisse, française, anglaise) qui créent un supplément de trafic routier très important par les allers et retours, tout en augmentant, les pollutions sur les vallées alpines et la région Franco-Genevoise.

 

Depuis la Hte Savoie la liaison ferroviaire CFF Cornavin, Eaux-Vives, Annemasse (CEVA) n’apportera pas de grandes améliorations contrairement à ce qui est claironné depuis 15 ans par les élus de tout bord.

Les temps de trajet que l’on arrive d’Evian, St Gervais ou Annecy seront identiques à ce que l’on a connu hier, avec l’ancienne ligne ferroviaire RFF Annemasse- Genève Eaux –Vives, en plus, de rejoindre la gare de Cornavin par le tram.

Seul point positif, liaison directe depuis Annemasse.

Il faut se rendre à l’évidence, des investissements très coûteux qui n’apportent pas comme espéré des améliorations sur les temps de déplacement pour se rendre à Genève Cornavin, ne sont pas à attendre.

Le RER CFF ne sera pas non plus connecté directement via le « Shunt » de Châtelaine, n’ayant pas accès pour l’instant à la gare Genève Cointrin aéroport, ce qui aurait été un plus.

 

En attendant, les temps de déplacement avec la voiture resteront très performants par rapport à la liaison CEVA depuis Annemasse, vers la Vallée de l’Arve ou Annecy

 

Par votation, le peuple genevois a refusé le financement des P+R, côté français. Ce qui va encore moins solutionner les problèmes d’encombrements.

 

Des tarifs billets et abonnement + 20%

 Nous sommes confrontés à des abonnements Unireso plus chers pour les frontaliers, puisque les réductions sont prises en compte que sur le territoire Genevois. De plus une parité qui augmente les tarifs de 20% sur les transports collectifs en suisse depuis le 20 janvier 2015.

Oui, les transports sont une culture, il faut les utiliser pour les connaître, il faut s’en donner la peine et les moyens, comme avoir une volonté politique à long terme. (Les projets doivent être portés par les citoyens et les politiques pour les concrétiser)

 

Les lignes directes transfrontalières « sabotées » 

Le Groupement Local de Coopération Transfrontalière (GLCT), a annoncé en 2013, sans concertation avec les usagers, la modification des destinations des lignes directes transfrontalières Lihsa T71-72-73-74 vers la place Dorcière (5’ à pied de la gare CFF de Cornavin) et certaines liaisons autoroutières. En utilisant les couloirs à bus des Transports Publics Genevois (TPG) et des arrêts ciblés, les usagers trouveraient, enfin, des transports compétitifs sur les temps de trajets. Mais en voulant rentabiliser, à tous prix (et très cher !) le réseau CEVA-RER, on est prêt à saboter les lignes transfrontalières existantes afin d’inciter les usagers à utiliser le CEVA.

C’est un faux problème ! Ce système entrainera une ou deux ruptures supplémentaires augmentant ainsi le stress, du temps perdu dans les correspondances, et accroissant les temps de trajets domicile travail.

C’est un mauvais calcul de nos élus et techniciens, les temps de déplacements sont primordiaux pour faire apprécier les transports collectifs.

Pourtant des solutions existent, mais l’Etat Genevois et les élus français refusent de regarder la vérité en face.

Genève ne pourra pas continuer sans prendre en compte l’avis des territoires voisins et vice-versa (ex : menace d’un péage urbain pour rentrer dans Genève).

 

Contournement de Genève, pénalisé

 La France « voisine » pénalisée également par le projet de contournement de Genève avec l’obligation de l’achat d’une vignette autoroutière sur l’A1 entre Bardonnex et Le Vengeron, cette dernière prévue par le Canton et la Confédération. Coté français le Conseil Général 74, lui, prend en charge la gratuité entre Bardonnex-Etrembières avec une fin de concession en 2015. Pour prétendre à une Métropole du Grand Genève, la gratuité devrait s’appliquer entre Etrembières et Le Vengeron, ce qui soulagerait un transit important dans l’agglo franco-genevoise. ATTENTION, C’EST UN APPEL d’AIR pour les voitures, la gratuité. Cette dernière phrase peut nous être renvoyée dans la face pour démontrer une incohérence. A réfléchir !

 

Propositions des associations civiles

 Les associations d’usagers et développements (AGFUT-DTC 74) ont largement fait des propositions, nous en développons les idées.

On estime que l’idéal pour les pendulaires domiciles travail, serait d’aller les chercher au plus près de chez eux, mais pas les concentrer sur la frontière. Offrir de possibles transports directs le plus en amont vers les différents et principaux pôles d’activités français et suisses.

Nous pourrions imaginer la création d’un pôle et d’une gare autoroutière multimodale à Findrol, ceci au carrefour des vallées (Giffre, Vallée Verte, Borne, de l’Arve) en connexion avec des lignes régulières de rabattement et la création d’une ligne régulière express aéroport « Findrol Airport Express » cadencée en 27’maximum. Un service de lignes ouvertes 7 jours sur 7 entre 5 h et 23 heures.


Ce pôle multimodal pourrait drainer un nombre important de passagers vers un trafic international (entre stations de ski, déplacements pendulaire et touristiques à l’étranger). Ceci aurait pour effet de réduire très fortement la circulation automobile pour les décennies à venir sur l’axe autoroute-contournement de Genève (l’A1 et l’A40) et, donc, un ralentissement des pollutions.

Nos études montrent, également, que l’on pourrait posséder des transports collectifs autoroutiers du CG74, en site propre, directs Thonon-St Gervais-Annecy sans passer par le canton de Genève en utilisant l’étoile de Findrol et la ligne régulière « Findrol Airport Express » en moins d’une heure. Les 3 villes Thonon St Gervais et Annecy seraient ainsi à une heure de trajet l’une de l’autre.

Ceci ne pourrait se faire sans la construction d’un P+R de 1000 places à Findrol, pour diminuer fortement les flux voitures vers le centre de Genève et l’aéroport de Cointrin. On pourrait suggérer que le P+R soit jumeler d’un centre de location de voitures et d’un centre commercial.

Nous avons demandé au CG 74 l’augmentation des cadencements de la ligne régulière T74 de Findrol Hôpital à Genève place Dorcière (près de la gare de Cornavin). (Il faut l’accord de l’Etat de Genève)

 

L’Avenir

 Comme le disait, en 2007, à St Julien en Genevois, Mrs Robert Cramer alors Conseiller d’Etat de Genève, « lorsque la France aura décidé de se mettre d’accord entre les administrations, les communes et autres…ce sera en 2108.

Puisque le doublement de la ligne RFF du pied du Salève (Bellegarde- La Roche sur Foron- St Gervais) avec le « Shunt » d’Etrembières serait le vecteur et la colonne vertébrale des solutions pour la Hte Savoie. Il serait le dénouement des liaisons directes avec le Pays du Mt Blanc et les 800 000 touristes annuels, avec des réductions de 27’ de temps de trajet avec Bellegarde et 45’ avec Paris.

Le barreau Sud RFF-CFF lui, verra peut être le jour dans les décennies futures, puisque l’on va vite constater l’insuffisance de la liaison urbaine du CEVA CFF. Un exemple concret, St Julien en Genevois ne serait plus qu’à 12’ avec le RER CFF de la gare de Cornavin CFF et 15’ de l’aéroport de Cointrin au lieu des 45’ par le tram N°15 (projet 2025)

L’idée du CEVA +, n’est autre que l’amélioration du réseau RFF en double voies sur la Hte Savoie, le réseau CFF avec le « shunt » de Châtelaine améliorant des accès compétitifs (10’ de moins) entre le territoire Genevois et les villes de la Hte Savoie avec l’impossible extension  ferroviaire du barreau Sud.

 

 

 

13/02/2013

La liaison CEVA en Hte Savoie

Les décideurs du projet de liaison Cornavin Eaux-Vives-Annemasse (CEVA) demandent aux collectivités locales du Faucigny et Chablais de mettre la main à la poche pour combler les 10 millions d’€ manquant au financement du CEVA France.

(le 1.03.13) Selon nos sources, l'indemnisation demandée aux Coms'Coms (Communauté de Communes) par RFF, serait d'automatiser son réseau sur les axes de St Gervais les Bains et Evian pour améliorer la circulation à deux TER /heure vers le pôle gare d'Annemasse. Cela fait partie de l'enveloppe du CEVA France

La société civile française s’étonne de la position des Préfets de la Hte Savoie, de la Région Rhône Alpes et des décideurs locaux du CEVA demandant aux collectivités locales (donc aux contribuables de la Hte Savoie) de financer un projet pour lequel, elles n’ont rien demandé ni été consultés lors du lancement de ce projet.CEVA Hte Savoie Faucigny.jpg 

Ceux qui ont voulu le CEVA n’ont qu’à le payer ! 

Les collectivités locales citées plus haut n’ont pas à jouer les pompiers de service pour un projet qui n’amènera pas beaucoup d’améliorations pour les communications ferroviaires avec Genève, ni en temps, ni en fréquentation, ni en réduction de la pollution. 

Lien : http://agfut-dtc.74.over-blog.com/article-ceva-suisse-super-projet-114364071.html 

Les usagers des TC, principaux intéressés, sont lésés 2 fois : en tant que contribuables et en tant qu’usagers.

Dans cette affaire, pas d’améliorations significatives sur les temps de trajet depuis Bonneville, La Roche/Foron, Reignier, resterons toujours 2h30 à 3 heures A/R de trajet par jour en TC pour rejoindre un poste de travail à Genève-Châtelaine. Seulement 30’ par l’A40. 

L’association des usagers AGFUT-DTC 74 a largement mis en garde les responsables des Collectivités locales, sans un avantage, pas de subvention au projet.

Les fréquentations risquent d’être en dessous des estimations vues le temps de trajet. Nous sommes actuellement en zone PPA (pollutions très fortes). Les habitants vont devoir payer, indirectement, pour que la Vallée de l’Arve reste dans les normes de pollutions européennes. Alors que depuis longtemps nous réclamons des transports publics dignes de ce nom. Ce qui aurait remis à ce jour les normes de pollutions acceptables.

Nous préconisons une nouvelle fois de créer le « shunt » d’Etrembières pour des liaisons directes avec Paris ou Genève (par exemple). Un récent courrier de la Directrice Régionale de la SNCF va dans ce sens.

On doit absolument rechercher d’autres solutions liaisons ferroviaires, sinon nous sommes dans le mur pour plusieurs décennies !

Dans l'hypothèse que le Conseil Général 74 ne reconduit pas à nouveau  la gratuité de la concession de l’A40 entre St Julien et Nangy sur cette portion, sera perdue…pas pour tous. L’ATMB (gestionnaire de cette portion) n’en demande pas mieux.

 

27/01/2012

Les fréquentations TCT n’ont pas beaucoup évolué depuis 2005.

Début 2012 on dénombre 66 liaisons journalières régulières AR en TCT (Transports Collectifs Transfrontaliers) venant du département de la Hte Savoie vers le canton de Genève. Elles sont mises en place par la Région Rhône Alpes, société organisatrice pour le train TER-RA (Train Express Régional) (Rhône-Alpes) et le Conseil Général de la Hte Savoie, société organisatrice pour les transports autocars LIHSA.

 

 L’offre des liaisons ont augmenté de 53% par rapport à 2002, elle se partage à 73% de plus pour les autocars du CG 74 Lihsa et 20% de plus pour les TER RA.

 

Cette forte augmentation de prestations des transports inter urbains collectifs entre la Hte Savoie et le Canton de Genève ne peut que réjouir l’association d’usagers. Le cadencement apporte une clairvoyance dans les horaires de la SNCF et les TER-RA. Tous les transports publics et privés qui découlent d’une correspondance à une destination, devront s’adapter à ce nouveau mode d’horaires.

Si les flux transfrontaliers sont à 257 000 passages jour avec la Hte Savoie, l’AGFUT 74 a toujours cité TCT un transport qui part de France pour arriver dans le Canton Genevois, et vice et versa, mais qui à notre réflexion reste avec une fréquentation insuffisante.

 

Les statistiques 2010 représentent 20% de fréquentation sur des mobilités transports aux frontières de la région Franco Valdo Genevoise avec le Canton de Genève, le département de la Hte Savoie s’attribue lui 20% de mobilités transports à ses propres frontières.

 

Le grand public connait très mal les prestations offertes en transports collectifs transfrontaliers. L’offre se répartit avec 41 liaisons AR pour les autocars CG74 Lihsa et 25 liaisons AR pour les TER-RA.

 

Les statistiques sur les fréquentations TCT n’ont pas beaucoup évolué depuis 2005.

Selon nos sources, la fréquentation resterait à 1.73 % en tenant compte des lignes péri-urbaines D, G des TPG, TAC Annemasse et les lignes privées, ceci malgré l’augmentation des flux.

En s’exprimant déjà en 2018, si tous les projets (trams et Ceva) se réalisaient, la fréquentation avoisinerait les 4.80 % de TCT, mais nous en espérerions plus (10%), en prenant en considération une plus-value de passages transfrontaliers.

 

Comme avec le CEVA, qui lui, ne captera que 2% des flux coté Hte Savoie, très insuffisant contre 12000 personnes /jour coté gare Cornavin. L’AGFUT-DTC 74, dit qu’il faut continuer d’aménager le réseau RER (Rapide Express Régional) sur l’ensemble de l’Agglo FVG,

Lien : http://agfut-dtc.74.over-blog.com/article-ceva-47713334.html: qui reste le seul transport le plus performent et concurrentiel aux déplacements voitures.

Les trams de l’Agglo FVG à Genève ayant des distances de déplacements trop longues, ne les rend pas assez rapides sur le parcours. Nous mentionnons comme exemple, que de se déplacer depuis Chamonix est aussi rapide, que de traverser Moëllesulaz à Meyrin en tram pour la même destination et il n’y a pas photo sur le cadre de vie !

Comme cela fait prospérer l’installation des Genevois en France, puisque les déplacements vers le canton GE sont plus performants en voitures.