08.02.2009

Le développement durable en question :

            Le développement durable est un concept né dans les années 70 sur le constat que l’économie productiviste mondialisée n’était plus supportable pour une Planète aux ressources finies et ne permettait pas à une large partie de la population

 Depuis, l’effet de serre, l’épuisement des ressources naturelles, les bouleversements climatiques, les désertifications, les déforestations, les pollutions ….n’ont cessé de prendre de l’ampleur faute d’appliquer ses préceptes

 La crise mondiale alimentaire, économique, financière, sociale rend incontournable la conception d’une autre logique qui mette l’homme (et non le profit) au cœur du développement

 

Si le Projet d’agglo FVG comporte des références au développement durable, il ne revient pas aux sources et aux principes fondamentaux. Les élus estiment que notre territoire a bien sorti son épingle du jeu de l’économie libérale, occultant les dysfonctionnements sociaux et environnementaux qu’elle génère. Aujourd’hui ils prennent le pari, déjà contredit par les faits, que le territoire sera épargné par la crise pour baser le Projet sur un objectif de forte croissance. Ce faisant ils enferment le projet dans un bulle hors du temps et de l’espace, privée de l’écho des problèmes planétaires ce qui est paradoxal pour une agglomération à vocation internationale.

 

La difficulté d’inventer une conception de développement en rupture avec la culture politique encore imprégnée de l’idéologie d’une société de consommation n’est pas niable mais nous n’avons pas le choix, il y a urgence .Cela ne se fera pas sans une ouverture de la démocratie participative à cet enjeu fondamental

Concernant la problématique environnementale, le Projet doit s’appuyer sur les préconisations des instances internationales (protocole de KYOTO…), des instances européennes et nationales (le Grenelle de l’environnement) et intégrer la politique régionale contre le réchauffement climatique ainsi que la mise en place du Plan climat 74 qui devrait permettre de rompre avec des décennies d’autarcie de la classe politique en Haute-Savoie . La fixation d’objectifs de décroissance énergétique doit correspondre à minima à l’économie de 20% d’énergie, à la réduction de 20% d’émission de Gaz à effet de serre et à 20% d’utilisation d’énergies renouvelables d’ici 2 020

Concernant l’aspect social, la fixation d’objectifs (lutte contre le coût de la vie et contre l’exclusion, recherche de cohésion sociale…) reste à établir

La mise en place d’indicateurs (empreinte écologique, bilan carbone, indices de développement humains …) conduirait la transition vers une logique de développement durable propice à induire une réponse à la crise du capitalisme.

 

Jean-Louis BAILLY, militant associatif

Février 2009

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