30/11/2009

Le CEVA sauvé, et après ?

Le refus par les genevois de l’initiative mettant en cause la réalisation du CEVA va permettre de mettre en place le 1er chaînon indispensable d’un Plan de transports transfrontaliers.

Présentation1.jpgLe CEVA est  le symbole de la prise de conscience de la nécessité d’une coopération entre Genève et sa couronne française, il est aussi le symbole historique de la fin de décennies de velléités de projets non aboutis pour relier les 2 côtés de la frontière.

Mais pour autant faut-il donner quitus aux décideurs pour une politique de transports qui ne prend pas prioritairement en considération les attentes de la population : des lignes directes  sans rupture de charge ni rebroussement, des temps de trajet concurrentiels à ceux de la voiture, des horaires adaptés et des prix attractifs.

Il est  abusif de faire croire que le  CEVA  dans sa conception actuelle est  l’élément central d’un dispositif qui vise à résoudre les problèmes de transports dans la région frontalière, il ne devrait que représenter moins de 2% des transports collectifs  entre le Canton de Genève et de la Haute-Savoie.

Il reste maintenant à s’attaquer aux  problèmes essentiels : l’organisation de transports palliatifs pendant au minimum les 6 années que dureront les travaux , la prise en charge des déblais, les mesures visant à réduire au maximum les déficits prévisibles par l’obtention d’une fréquentation optimale (parkings P+R, rabattements autour des grandes  lignes ,accès aux gares , prolongation  du RER jusqu’à l’aéroport de Cointrin …et une politique d’incitation forte engageant les collectivités locales et les entreprise)

Et puis le CEVA ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt à propos du projet d’agglomération transfrontalière qui souffre du manque d’information et de consultation de la population, de l’absence d’un plan social, des déséquilibres grandissant entre les 2 côtés de la frontière et dont la logique  énergivore doit être remise en cause

 

Il reste tant à faire pour que les populations des 2 côtés de la frontière s’approprient un projet qui les rassemble sur la base de la solidarité et de l’équité.

 

Pour le collectif  les 3scf  "Sauvons la Planète" "AGFUT-DTC 74" "AQV"

09/11/2009

« CEVA » Genève dans une bulle !

Partisan du projet d’agglo, OUI, en fait du quel ! Genève ! Franco Valdo Genevois, ou la Métropole transfrontalière !

Chacun des participants tirant la couverture à ses intérêts

Bien que nous ayons été réunis pour le projet d’agglo PA2, les élus animateurs de la tribune, n’ont pu s’empêcher de revenir sur le PA1 et sur le CEVA

Si le tracé du Ceva se réalise tel qu’on le définit aujourd’hui, il ne sera pas une bonne solution pour Genève, comme pour l’Agglo FVG, avec un investissement exorbitant, pour les paramètres recherchés. Au contraire il produira un effet inverse avec  l'augmentation des véhicules depuis sa périphérie.

« Comment débloquer Genève » débat de la TDG, Genève vit dans une bulle, sans grand intérêt pour ce qui l’entoure, on veut son CEVA pour l’agglo de Genève. A croire que les problèmes des pendulaires de l’agglo FVG venant travailler dans la cité Calvin ne les intéressent pas, comme le nombre de véhicules, comme l’environnement et les effets de serre Co2.

 

« Nos élus jouent encore au petit train »

 

Les prévisions mobilités expliquées par le professeur Giuseppe Pini de l'Observatoire universitaire de la mobilité, précise qu’il faut faire la différence entre un projet de transport et l’offre aux transports. Cet exposé rejoint  le résonnement de l’association civile française « AGFUT-DTC74 » représentant les usagers et développement des transports. Cette dernière confirme que l’on ne respecte pas le cahier des charges des usagers depuis la Hte Savoie. L’offre aux transports avec des trajets directs n’existe pas pour rejoindre Genève Cornavin et l’aéroport. On y trouve des rebroussements, des ruptures de charges, pas de proposition modulable pour s’approcher au plus près de son lieu de travail. Les transferts de déplacements ne sont pas compétitifs aux temps déplacements voiture.

Le consensus d’un transfert de la route aux rails pour les pendulaires vers l’agglo GE, défendu par les autorités du Canton, Robert Cramer pour l’Etat de Genève et Robert Borrel pour l’ARC est utopique.

Avec le chiffre catastrophique de 1,5 % des pendulaires venant de la Hte Savoie, ce pourcentage qui ne va pas exploser avec l’arrivée du CEVA RER en « Cul de sac à Annemasse » voire 3%. (3000 V/J)

Dans le projet d’un CEVA+ proposant une percée du RER direct jusqu’à La Roche sur Foron en 24’, rentre dans le développement durable avec ses paramètres des trois fois 20% (Effet de serre, consommation, énergie renouvelable). Avec cette option on assure 10% des pendulaires en TC soit 12000 V/J à l’aller en plus d’aménager un tissage ferroviaire sur l’agglo de Genève, également rallier Genève Annecy en 50 minutes en RER ou TER.

Les déplacements en RER  sont trois fois plus rapides que les trams depuis les extrémités de l’agglo FVG vers les deux points névralgiques (Cornavin, Cointrin).

Du côté français, du fait d’une émergence pour l’intérêt  seulement d’Annemasse, cela ne fait qu’affaiblir l’offre aux transports pour toute la Hte Savoie dans les prochaines décennies, pour cause d’un manque d’une vision globale de projets de transports.

 

Nous étions Pro CEVA dans son lancement, on diffère notre position en Pro RER. Le «shunt d’Ambilly » complémentaire au CEVA en alternatif avec la gare d’Annemasse n’ayant pas été pris en considération, ni retenu pour des transferts directes avec Annecy et St Gervais, nous oblige de présenter d’autres propositions.