26/03/2009

Pallier aux carences du réseau TER et RER (Ceva) entre la France et Canton de Genève

La liaison du CEVA (Cornavin Eaux Vives Annemasse) entraîne le réseau  RER FVG à des rebroussements et ruptures de charges en gare d’Annemasse et Genève Cornavin pour accéder à l’Aéroport de Cointrin.

Les usagers domicile travail études, ne souhaitent pas perdre 180 heures par année pour des liaisons qui ne sont pas valorisantes

 

Il est regrettable que les autorités genevoises et l’association de l’ARC (association régionale de coopération) se soient cantonnées dans un objectif de relations ferroviaires essentiellement urbaines, sans perspective rayonnante de développement de transports compétitifs, dans une vision très néfaste en y regardant de l’extérieur. Pour l’avenir les projets ferroviaires et transports péri urbains de proximités seront paralysés pour des décennies, qui vont handicaper tout le département de la Haute-Savoie principalement St Julien en Genevois, Evian, Chamonix et Annecy de posséder des transports directs.

 

Aujourd’hui les pénétrantes ferroviaires directes vers Genève centre et vers l’aéroport de Cointrin n’existent pas avec  la Hte Savoie et l’Ain.

Ø      La vallée de l’Arve qui actuellement avec 270 000 habitants en basse saison n’a pas de liaison directe avec l’aéroport international de Cointrin ou de la gare de Genève Cornavin centre et St Julien en Genevois.

Ø      Chamonix et le Pays du Mt Blanc, qui constituent avec Genève les deux pôles touristiques les plus visités et les plus importants d’Europe ne sont pas reliés directement au ferroviaire.

Ø      La région d’Annecy 135 000 habitants, se trouve également avec la même problématique et la proposition d’un réseau RER FVG en 2014 avec une liaison en 1h20 n’apporte pas de solution convenable, avec l’aéroport de Cointrin atout important pour les JO de 2018.

Ø      Pour Valleiry et St Julien en Genevois, toujours pas de projet ferroviaire, alors que ce pôle économique aux portes de Genève va devenir avec La Praille le plus important de la Hte Savoie. On propose seulement un tram, alors que l’on sait que les temps de trajets seront dissuasifs en plus d’un tracé en ville limité.

Ø      Depuis Evian Thonon, également aucune liaison directe avec l’aéroport

Ø      Même problème pour Bellegarde, pas d’accès direct avec l’aéroport

Ø      Pas de projet ferroviaire avec Ferney Voltaire et relier le département de l’Ain à Hte Savoie en 20 minutes.

Ø      La ligne du Sillon Alpin nord devra serpenter dans l’agglo FVG, sans accès direct à l’aéroport.

Ø      Sans oublier l’aménagement de la ligne RFF du pied du Jura, vers Nyon.

 

Le doublement de la ligne du pied du Salève, en plus du projet de raccordement d’Etrembières (Inscrit dans un contrat état région) est envisagé pour une extension du réseau grande ligne sans rebroussement jusqu'à St Gervais (1,5 millions de touristes par année) pour Paris et Lyon.

Un des principaux enjeux est que les usagers trouvent des déplacements rapides et compétitifs par rapport à leurs temps de trajet en voiture et le coût des déplacements.

 

L’association des usagers et développement des transports Hte Savoie fait des propositions d’un programme développement durable (ces propositions évitant les rebroussements et ruptures de charge pour des choix moins coûteux)

Il est temps que les responsables du Projet d’agglo acceptent de prendre en considération nos propositions pour un réseau RER performant dans le cadre d’une politique globale de transports régionaux transfrontaliers (et non sur des partis pris locaux) afin de répondre aux attentes de la population (blog….http://agfut-dtc.74.over-blog.com/article-26510425.html

 

22/03/2009

Moraliser le capitalisme ?

 

Notre agglomération transfrontalière est particulièrement concernée par la campagne médiatique orchestrée sur la volonté affichée des grandes puissances occidentales de résoudre la crise du capitalisme en le moralisant.

            En cause bien sûr le secret bancaire pratiqué par la Suisse. Mais la conscience citoyenne est interpellée par d’autres « spécialités » de la place financière genevoise : doivent également être mis en cause le marché des produits agricoles où s’organisent les spéculations qui amplifient la crise alimentaire mondiale avec ses conséquences terribles dans les pays du Sud ou les activités traitant des ventes d’armes .ou bien encore le centre d’ affaires pétrolières qui en Afrique et en Asie particulièrement constituent un détournement de richesses pour les populations réduites à un état de grande pauvreté.

            Dans ce cadre là, que veut dire « moraliser le capitalisme » ?

            Cette locution est un paradoxe : le capitalisme, système de production, est un outil servant à l’échange d’argent contre des valeurs économiques. .Moraliser un outil n’a pas de sens, c’est son usage qu’il faut moraliser. Prenons l’exemple du couteau : son usage courant comme ustensile ménager est unanimement apprécié dans la vie quotidienne (moyennant des précautions élémentaires). Dès lors que son usage est détourné  pour en faire une arme portant atteinte à autrui, il relève de l’interdiction et de la condamnation

            Il en est de même du capitalisme : son usage  est condamnable et doit être interdit dès lors qu’il est détourné d’un usage « convivial », que la logique de profits est antagonique au bien commun,  lorsqu’elle est antagonique à la qualité de la vie, lorsqu’elle fait obstacle au respect des droits humains fondamentaux, ou qu’elle détruit  l’harmonie de la nature (ce qui caractérise la mondialisation libérale).

            Alors, parlons plutôt de moraliser l’économie, moraliser le développement

            Lorsqu’il  affirme vouloir moraliser le capitalisme, Sarkozy ne vise pas au partage des richesses, au  combat contre  la pauvreté ou à la lutte contre l’effet de serre. Il dénonce  une concurrence qu’il estime déloyale ou des pratiques nuisibles aux profits de l’ensemble de la classe capitaliste et dont les « excès » ruinent les Etats et précarisent leurs dirigeants. Il continue de penser que l’humanité doit  s’adapter au capitalisme, non l’inverse.

            Si l’on parlait du développement durable ?

            Il est curieusement absent des discours politiques. Pourtant ce concept dont la Conférence de RIO en 1992 a établi le socle repose sur un principe éthique : « Responsabilité, solidarité, précaution » Il a pour vocation d’encadrer l’économie de telle sorte qu’elle devienne compatible avec le bien être social et l’exigence écologique. Mais  dans la mesure où il constitue  une alternative à la mondialisation  libérale, ce qui exige l’abandon des  principes sur lesquels repose  le consensus de la clase politique  occidentale,  le développement durable  ne représente pas une référence pour les gouvernants  qui préfèrent en détourner l’usage en édulcorant son contenu

 

            Ce blog est dédié aux échanges transfrontaliers. La réflexion que porte cette contribution s’applique au Projet d’agglomération franco-valdo-genevoise : un Projet de développement qui ignore la crise sociale et l’effet de serre est-il un projet moral ? Nous y reviendrons prochainement