27.01.2012
Les fréquentations TCT n’ont pas beaucoup évolué depuis 2005.
Début 2012 on dénombre 66 liaisons journalières régulières AR en TCT (Transports Collectifs Transfrontaliers) venant du département de la Hte Savoie vers le canton de Genève. Elles sont mises en place par la Région Rhône Alpes, société organisatrice pour le train TER-RA (Train Express Régional) (Rhône-Alpes) et le Conseil Général de la Hte Savoie, société organisatrice pour les transports autocars LIHSA.
L’offre des liaisons ont augmenté de 53% par rapport à 2002, elle se partage à 73% de plus pour les autocars du CG 74 Lihsa et 20% de plus pour les TER RA.
Cette forte augmentation de prestations des transports inter urbains collectifs entre la Hte Savoie et le Canton de Genève ne peut que réjouir l’association d’usagers. Le cadencement apporte une clairvoyance dans les horaires de la SNCF et les TER-RA. Tous les transports publics et privés qui découlent d’une correspondance à une destination, devront s’adapter à ce nouveau mode d’horaires.
Si les flux transfrontaliers sont à 257 000 passages jour avec la Hte Savoie, l’AGFUT 74 a toujours cité TCT un transport qui part de France pour arriver dans le Canton Genevois, et vice et versa, mais qui à notre réflexion reste avec une fréquentation insuffisante.
Les statistiques 2010 représentent 20% de fréquentation sur des mobilités transports aux frontières de la région Franco Valdo Genevoise avec le Canton de Genève, le département de la Hte Savoie s’attribue lui 20% de mobilités transports à ses propres frontières.
Le grand public connait très mal les prestations offertes en transports collectifs transfrontaliers. L’offre se répartit avec 41 liaisons AR pour les autocars CG74 Lihsa et 25 liaisons AR pour les TER-RA.
Les statistiques sur les fréquentations TCT n’ont pas beaucoup évolué depuis 2005.
Selon nos sources, la fréquentation resterait à 1.73 % en tenant compte des lignes péri-urbaines D, G des TPG, TAC Annemasse et les lignes privées, ceci malgré l’augmentation des flux.
En s’exprimant déjà en 2018, si tous les projets (trams et Ceva) se réalisaient, la fréquentation avoisinerait les 4.80 % de TCT, mais nous en espérerions plus (10%), en prenant en considération une plus-value de passages transfrontaliers.
Comme avec le CEVA, qui lui, ne captera que 2% des flux coté Hte Savoie, très insuffisant contre 12000 personnes /jour coté gare Cornavin. L’AGFUT-DTC 74, dit qu’il faut continuer d’aménager le réseau RER (Rapide Express Régional) sur l’ensemble de l’Agglo FVG,
Lien : http://agfut-dtc.74.over-blog.com/article-ceva-47713334.h... : qui reste le seul transport le plus performent et concurrentiel aux déplacements voitures.
Les trams de l’Agglo FVG à Genève ayant des distances de déplacements trop longues, ne les rend pas assez rapides sur le parcours. Nous mentionnons comme exemple, que de se déplacer depuis Chamonix est aussi rapide, que de traverser Moëllesulaz à Meyrin en tram pour la même destination et il n’y a pas photo sur le cadre de vie !
Comme cela fait prospérer l’installation des Genevois en France, puisque les déplacements vers le canton GE sont plus performants en voitures.
12:12 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rer, ter, tct, tc, agfut, ceva, région fgv
19.03.2011
Insuffisance de transports collectifs transfrontaliers(TCT)
L’insuffisance de transports collectifs transfrontaliers entre le département de la Hte Savoie et le canton de Genève, nous maintient en haleine, pour ne pas dire que l’on s’enfonce dans le mobilisme. Un CEVA qui verra le jour en 2018, l’arrivée du tram à St Julien en Genevois en 2018, la prolongation du tram 12 jusqu’à Annemasse (2014) ne changera en rien à l’augmentation des flux transfrontaliers (TCT) que l’on connait à ce jour. Bien au contraire plus les années passent, plus on arrive en démographie aux statistiques de 2020, alors que le fossé se creuse de jour en jour entre les passages transfrontaliers et les transports collectifs transfrontaliers.
Nous sommes confrontés actuellement, à ce que le Canton Genevois suisse ne tienne pas ses engagements sur les constructions de logements qui devraient être équitables de part et d’autre des frontières. Actuellement 4 sur 1 sont construits sur le Genevois Savoyard, qui amplifient encore les déplacements transfrontaliers, en plus des enfants scolarisés sur Genève. « Pour chaque logement non construit à Genève, c’est une voiture supplémentaire qui hante nos vies.. »
Aujourd’hui nous disons Genève pôle d’attractivité notoire, ne semble pas privilégier les TCT !
Quelles solutions les élus de l’Arc SM, la Région RA et du Canton Genève, envisagent-ils pour diminuer les flux voitures sur la région française du Genevois Ht Savoyard, au risque d’un péage urbain sur Genève ?
La fréquentation transfrontalière journalière avec la Hte Savoie en 2005 représentait déjà 225 000 personnes jour, combien en 2011 !
Les TCT tous confondus (Autocars -TER - Bus) présentent l’estimation de 1.5% représentant 3375 passages /jour.
1. Sur la ligne existante RFF, Annemasse Genève EV, les TER ont transporté en 2009, 800 voyageurs jour pour 24 navettes AR soit 28 voyageurs par TER, sur une distance de 5kms 200 en 11 minutes soit une moyenne de 30 Kmh. (9’ avec le RER)
2. Le reste se partage entre les lignes régulières autocars du CG 74 transfrontalières du GLCT depuis Evian, Annecy, La Roche sur Foron, St Gervais certaines sont express par autoroute (A41)Annecy pour un temps de trajet de 1h10 et 1h20 en heure de pointe contre 1h 30 en TER ou (A40) St Gervais en 1h30 contre 1h45 en TER. La ligne D Uniréso Valleiry représente 1000 passages jour à la frontière de Perly et la ligne TAC d’Annemasse à Chêne-Bourg gare 100 passages /jour ou la ligne G Veigy-Foncenex
3. Le pôle d’échange de Moillesulaz avoisine à 5000 passages /jour en TC et non en TCT.
Les estimations en TCT à l’après CEVA, nous les connaissons, tous confondus seront de 3.5% soit 7875 passages /jour.
Au regard de la société civile française à travers l’association des usagers et développement des transports de la Hte Savoie (AGFUT-DTC 74, elle exprime que le projet du CEVA Suisse, restera très largement insuffisant pour répondre aux demandes de TCT. Nous l’avions dénoncé dans les années 2006 en proposant la complémentarité du « shunt » d’Ambilly.
Il est inconcevable que Genève décide seul les politiques qui vont impacter lourdement le Genevois Savoyard et son propre territoire d’ailleurs.
Pour la société civile française le chiffre de 10% des TCT est un minimum. Avec 22 500 passages /jour c’est concurrencer des temps de trajet autoroutiers A40 et A41. Faire également diminuer les incidences des pollutions sur Genevois Savoyard et Suisse. Ceci demande de présenter des extensions du réseau RER en transfrontalier en se connectant à la ligne RFF existante du pied du Salève dit « barreau Sud ».
Arriver à l’équivalence des transports TCT du canton de Vaud qui eux en 2018 seront à 33%, vaut-il le coût de dépenser 1.250 000 Mds € à ce que des élus et les subventions de Berne imposent l’histoire d’une empreinte sur une liaison historique (1912) pour atteindre seulement 4000 passages/jour en TCT. Alors que tout le monde sait pour des raisons techniques, qu’il sera impossible de faire une extension comme augmenter le cadencement des trains sur l’étoile ferroviaire à cinq destinations en gare d’Annemasse.
Seul le RER pourra combler à l’augmentation des TCT avec des déplacements inter urbains rapides et compétitifs en temps par rapport à une mobilité voiture individuelle.
La proposition de l’étoile du CEVA+ sera complémentaire au CEVA, une proposition française avec 5 fois plus de paramètres, 5 fois plus rapide, pour 5 fois plus de passagers. En plus nous argumentons une solution nationale ferroviaire d’investir des liaisons directes avec un des plus grands pôles touristiques d’Europe la Savoie du Nord, 30 millions de nuitées que l’on accueille avec 2% par TC.
Un projet durable et prospère pour les emplois en France, au transfert de la voiture aux rails, à la diminution des pics de pollutions (PM10) au développement économique des transports sur un département de la Hte Savoie qui en a largement besoin.
12:06 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mobilités, agglo, agglo transfrontalière
25.02.2011
Pour un moratoire sur l'expansion genevoise
De Jean-Louis Bailly, militant associatif, suite à la Tribune libre rédigée par Antoine Vielliard, conseiller municipal de a minorité à Saint-Julien-en-Genevois, parue dans Le Faucigny du «3 février 2011
Antoine Vielliard est un des rares élus de notre département à avoir une conception déontologique de l'exercice de ses fonctions en communiquant avec la population pour rendre compte de ses prises de position et fournir des dossiers de façon
à aider l'électeur à comprendre les enjeux qui déterminent son cadre de vie
J'ai apprécié sa Tribune libre passée dans le Faucigny du 27 janvier sur la pression foncière genevoise, elle étaye les préoccupations de la société civile vis-à-vis de l'expansion économique de Genève avec ses effets négatifs sur la population de la Haute-Savoie (et celle de l'Ain).
Cependant je suis sceptique sur ses propositions qui imposent un pré requis à la poursuite de la coopération avec Genève et rejoignent celles des responsables de l'ARC, lesquels mettent 3 conditions à l'entrée en matière dans l'élaboration d'une deuxième phase
du projet d'agglomération transfrontalière : le respect des engagements en matière de construction de logements, le versement d'une subvention spécifique et la relance de la politique des services.
Ces conditions sont illusoires et le haussement de ton des élus français représente un coup d'épée dans l'eau. Le déséquilibre entre les 2 côtés de la frontière est l'effet pervers d'une logique d'inspiration libérale de développement basée sur une croissance économique qui implique une croissance démographique en grande partie fournie par l'appel à une main-d'œuvre extérieure au territoire.
Cette logique ne pouvait que favoriser le canton de Genève avec l'attraction que représentent sa politique fiscale et la pratique du secret bancaire. C'est ainsi que Genève continue de créer des emplois alors que la Haute-Savoie en a perdu 10.000 dont 6.000 en zone frontalière.
Aujourd'hui la population de notre département paie au prix fort cette course aux profits : la détérioration du cadre de vie, les problèmes de logement, les encombrements, la pollution, la pauvreté et l'exclusion qui s'étendent...
Le projet d'agglomération transfrontalière est à la dérive.
C'est un projet de développement durable qu'il faut mettre en place pour apporter les correctifs qui rendent l'économie compatible avec le progrès social et la préservation de l'environnement. C'est sur un projet économique adapté au savoir-faire local, créant des emplois de proximité avec les logements et répondant à la résorption du chômage qu'il est nécessaire de s'orienter. La recherche d'activités répondant aux enjeux écologiques (les énergies renouvelables, la souveraineté alimentaire...) conviennent à cet objectif.
Pour cela, il est nécessaire de décider conjointement d'un moratoire sur l'expansion économique genevoise : le temps suffisant pour mettre en place ce nouveau chantier qui nécessite un changement culturel profond des élus et la prise en compte des éclairages nouveaux que peut apporter la société civile. Ce sont les conditions pour que le développement retrouve sa vocation : servir au bien-être de la population.
Il est temps également qu'une réflexion se fasse au niveau des élus communaux sur les enjeux du travail frontalier : le déséquilibre signalé par Antoine Vielliard entre les avantages tirés par la partie française et ceux qui reviennent à Genève et son rôle de variable d'ajustement pour l'emploi à Genève (pendant la crise, 6.000 frontaliers licenciés et dont on a pris en charge le chômage).
(PI) Jean Louis bailly au centre est décédé accidentellement quelques jours après cette tribune libre
13:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.12.2010
Le CEVA un projet mal réfléchi, dommage !
Nous citant d’ «ANTI CEVA Français ».
Nous tenons à préciser que le collectif "les3SCF" est déjà doublement Pro CEVA, en soutenant le tracé du CEVA actuel et notre proposition du CEVA+. Il se projette en avance de plusieurs décennies présentant des tracés du nouveau siècle en ce qui concerne les transports collectifs transfrontaliers (TCT) par le RER (Rapide Express Régional) pour 2020 à 2050.
Aujourd’hui le comité Pro CEVA comme il le dise sort de l’ornière avec un projet datant des années 1912.
Alors que ce sont eux les « Anti CEVA transfrontaliers »
Le projet de la liaison ferroviaire CFF, Cornavin Eaux Vives Annemasse (CEVA) risque bien de se réaliser (2018). Nous aurons la moins bonne solution du siècle pour dénouer les transports collectifs transfrontaliers (TCT) puisque les statistiques démontrent avec cette liaison coté Annemasse, gare RFF, représentera , des aménagements pour une fréquentation estimée de 3000 à 5000 de passages, soit 2% de plus en TC transfrontaliers sur les 1,5 % existant. Les transports TCT tous confondus vont avoisiner les 3,5% sur les 225 000 transfrontaliers franchissant la frontière, ce qui est très largement insuffisant.
Suisses et Français devront repasser à la caisse pour le PA2 en 2012 (projet d’Agglo Franco Valdo Genevois N°2) pour environ 600 M€ avec d’autres alternatives de tracés pour le TCT.
La société civile française que nous représentons n’est ni de gauche, ni de droite. Aujourd’hui on nous demande de faire des restrictions économiques, ceci nous interpelle au regard des investissements pharaoniques sur le projet de la liaison Cornavin Eaux Vives Annemasse (CEVA). Investir la somme de 1,2 milliards d’euros avec un résultat raté en capacité de TCT pour les usagers, c’est mal gérer l’argent des contribuables suisses et français.
Nous l’avons soutenu dans les premières heures, en recherchant ses performances, nous alertons aujourd’hui les autorités publiques sur un mini CEVA. Il aurait été souhaitable pour justifier les choix actuels, avoir pour objectif de 10% de TCT sur les 12% actuel sur l'ensemble de l'Agglo FVG.
Tant qu’il persistera des contraintes techniques, des rebroussements, des ruptures de charges, des correspondances et une lenteur dans les déplacements pour le RER. L'objectif opérationnel du transfert de la route aux rails, sera difficile à atteindre, ce qui rend le transports inter-ubain RER non compétitif à l'utilisation de la voiture individuellle depuis la Hte Savoie.
Le CEVA bien que voté démocratiquement par les seuls genevois, n’en reste pas moins un projet historique des années 1912, avalé à travers des mensonges et des leurres.
Les problèmes des TCT restent entiers pour la région Genevoise suisse et française. Le tracé du CEVA n’est qu’une prolongation du RER Vaudois ayant comme terminus, Annemasse comme gare de banlieue de Genève. Le Ceva sera en correspondance avec des trains express régionaux(TER) français recevant 4 destinations ferroviaires dont 3 sont en « cul de sac »
Les usagers FVG attendent plus sur des mobilités d’avenir performantes et consensuelles et favorables à un investissement utile et pérenne.
« La gare d’Annemasse sans possibilité d’extension »
Le RER suisse et la ligne ferroviaire des CFF aura bien son terminus dans une gare en « cul de Sac ». Une gare déjà saturée par rapport à son cahier des charges, sans possibilité d’extension supplémentaire de cadencement.
Alors si l’on veut arriver à l’équivalence des TCT Vaudois soit 27%, il faudra rechercher d’autres solutions de tracés et d’extensions vers l’arrière pays, alors que le CEVA est bien une commande de Genève.
Pour un bon transfert de la voiture au rail, des solutions existent. Proposer une pénétrante du RER CFF directe en double voies jusqu’au centre du département en 25’ contre 45’ avec la liaison CEVA+ pour citer La Roche sur Foron en est une. Solution non négligeable puisque le transport public devient compétitif aux déplacements autoroutiers A40 et A4I.
Aller chercher les pendulaires « domicile-travail », comme canaliser les genevois, c’est stabiliser et diminuer le trafic routier vers et depuis la frontière, mais aussi une économie environnementale non négligeable.
« Des pics de pollutions dépassant les normes européennes »
Eblouis par le projet du CEVA les élus maître d’ouvrage du projet et même les écologistes, n’ont pas réfléchit sur les conséquences sur l’environnement. Ils savaient très bien que la démographie sur l’agglo FVG dépasserait les chiffres annoncés (380 000 personnes de plus pour les années 2020). Concernant les émissions de C02 le bassin genevois est dans le rouge depuis 5 années. Il n’y a pas de frontière pour les particules.
« La société civile française fait des propositions »
A l’alternative au mini Ceva, nous proposons le CEVA+ RER par le « shunt d’Ambilly » en alternance avec Annemasse ou par le barreau sud, qui favoriserait des liaisons inter villes multiples, compétitives puisque la fréquentation permettrait d’atteindre les 10%, soit 22500 passages/J en TCT.
Objectif à notre regard pas assez suffisant, l’idéal serait 20% de TCT pour 45 000 personnes jour le plus rapidement possible. A la veille du PA2, voilà du grain à moudre et d’investir à nouveau 300 M€ d’euros pour la partie française et 300 M€ sur le réseau ferroviaire genevois, pour atteindre nos estimations aux décennies suivantes.
07:00 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pa1, pa2, projet fvg, transfrontaliers, mobilités, ceva, ceva+, économies, rer, ter
24.11.2010
« Rencontre transfrontalière : enjeux du changement climatique dans la région genevoise »
Samedi 4 décembre
De 14 h à 18 h
ESPACE Louis Simon (Salle Villanelle) Gaillard
09:52 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agglo genève, économie, environnements, sociale
21.10.2010
Nous vivons à une ère de rapines (Albert EINSTEIN, 1949)
"Quand Genève loge des racailles"
Dimanche dernier (17 octobre 2010), la TSR nous a offerts une soirée d’exception dans le cadre de sa mission la plus noble, celle de nourrir l’intelligence et le cœur
Il s’agissait de la diffusion de 2 documentaires. L’un traitait de Dette des pays du Sud Jean ZIEGLER y faisait entendre la voix d’une Suisse solidaire et humaniste. L’autre documentaire traitait, dans un contexte de crise aigue du logement à Genève, de l’existence d’un marché lucratif de l’immobilier à des prix exorbitants, un marché réservé à des oligarques et à des potentats qui tirent leurs privilèges d’une corruption à grande échelle. Mr Müller, Conseiller d’Etat libéral, convié à donner son sentiment sur cette situation estimait que finalement ces immigrés étaient les bienvenus dans la mesure où ils contribuaient aux impôts perçus par les communes d’accueil et qu’ils faisaient bénéficier le Canton de placements financiers
Mr Müller est l’un des principaux protagonistes du Projet de Métropole transfrontalière. Vu d’en face, de l’autre côté de la frontière, on ne peut qu’être inquiet vis-à-vis de la logique que porte ce discours transposée à ce Projet. D’autant que dans les faits, la promesse d’un rattrapage dans la construction de logements dans la partie genevoise est loin d’être respectée et que l’annonce de création d’emplois ne s’accompagne pas d’un accompagnement à la hauteur des besoins pour rapprocher le lieu de travail du lieu de résidence
Une des conséquences de cette logique est de déposséder les habitants de la maîtrise de leur territoire. En Haute-Savoie, 2 nouveaux arrivants sur 3 sont suisses, ce qui aggrave forcément les difficultés des haut-savoyards pour se loger face à la pénurie et au coût.
Certes, nous pouvons « cohabiter » dans la mesure où cette installation se fait en prenant en mettant en place toutes les mesures compensatoires nécessaires, que la croissance démographique soit maîtrisée pour que les habitants actuels ne soient pas lésés, que leurs conditions de vie ne s’aggravent pas et que l’avenir des futures générations soit garanti
Il faudrait pour cela que le Projet d’agglomération s’oriente sur une tout autre base, en premier lieu en associant les populations, que l’on reconnaisse les compétences de la société civile et que l’on parle de cohésion sociale, d’empreinte écologique, de solidarité et d’équité entre les 2 côtés de la frontière
NB : EINSTEIN n’était pas qu’un savant avec une vie uniquement consacrée à la recherche, il était aussi musicien et se préoccupait de la société et de son développement. C’est en référence au capitalisme qu’il estimait que nous vivons une ère de rapines
Jean-Louis BAILLY, Haute-Savoie
20 octobre 2010
11:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : projet agglo fgv, économie, méropolitain
19.08.2010
Transports collectifs Franco, Valdo, Genevois
Le pôle d’attractivité de Genève ne semble pas privilégier les transports collectifs transfrontaliers avec les départements limitrophes !
lire la suite
Les transferts de la voiture savoyarde au RER suisse, ce n’est pas pour demain !
Malgré les « leurres » le CEVA ne suffira pas à faire diminuer le nombre de voitures vers le centre de Genève. Les organismes compétents montraient des statistiques en 2005 de 500 000 passages jour transfrontalier vers le Canton de Genève soit 225 000 avec la Hte Savoie.
Entre le département 74, les transports collectifs (TC) avec 1% tout confondu sont presque utopiques, alors nous relevons que 700 personnes / jour fréquentent la ligne ferroviaire existante entre Annemasse et Genève Eaux Vives.
Quel programme le canton de Genève et le futur pôle Métropolitain envisagent t’ils pour améliorer les transports collectifs transfrontaliers pour les dix prochaines années ?
Après la mise en service du CEVA en 2016, les statistiques TC ne feront que rehaussés la fréquentation entre 2% à 3% pour des coûts estimés à 1 milliard d’euros pour la partie genevoise et 200 millions d’euros pour la partie française. Un pourcentage qui restera très en dessous des espérances électorales, qui demande à trouver d’autres alternatives d’urgence pour augmenter les TC transfrontaliers.
Selon les mêmes organismes, les TC entre le Canton de Vaud et Genève en 2005 atteignent 27%, ce qui prouve une défaillance avec les départements limitrophes français.
Multiplier la fréquentation des TC par quatre, serait de trouver d’autres solutions. Les deux options avec le CEVA+, en favorisant l’aménagement de l’axe ferroviaire en double voies Longeray-La Roche sur Foron, comme en privilégiant le «Shunt d’Etrembières» ou l’option du «Shunt» d’Ambilly en sont une des deux. Sur la partie du canton de Genève, il reste indispensable de favoriser la circulation du RER vers Meyrin Zimeyza et vers l’Aéroport international de Cointrin, par le « shunt » de Châtelaine. La suppression du « cul de sac » de la gare CFF de l’aéroport, éviterait les pénalités des ruptures de charge, comme les rebroussements en gare de Cornavin pour les directions du genevois français en plus ceux de la gare d’Annemasse.
En attendant, la société privée de l’A40 – ATMB, soigne et améliore les temps de déplacements pour sa clientèle en voiture particulière vers Genève, par un système de péage à 30 Kmh (sans arrêt).
En tissant une toile d’araignée ferroviaire directe, en inscrivant des temps de déplacements RER compétitifs aux souhaits des usagers de pouvoir se déplacer en compétitivité à la voiture vers la gare de Genève Cornavin en 10’ de St Julien en Genevois, d’Annecy (1h), Annemasse (22’), La Roche sur Foron (26’), St Gervais (1h), Ferney Voltaire (10’). Nous sommes surs d’intéresser les futurs usagers à laisser leurs voitures dans un P+R et d’approcher les 22 500 voyageurs jour.
L’opportunité avec les Jeux Olympiques d’Annecy en 2018, aurait été de posséder des TC directs entre les deux centres villes, comme avec l’aéroport international de Genève Cointrin en 1heure contre 50‘ par l’A41, restera qu’un leurre.
16:04 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : transfrontalier, rer, ceva, votations
15.07.2010
RER et CEVA+ vu d’en face
La liaison ferroviaire Cornavin, Eaux Vives, Annemasse, tel que le définit le CEVA, vieux projet de 100 ans à travers l’agglo de Genève ayant comme terminus Annemasse dans une estimation en 22’ de déplacement, ne répond pas à toutes les questions.
1. Il ne réduit en rien les flux de véhicules venant de la Hte Savoie vers l’agglo genevoise, avec ces 225 000 passages / jour transfrontaliers, représentant aujourd'hui le 1.5 % des transports collectifs (TC)
2. Il n’offre pas pour les habitants de l’Agglo Franco, Valdo, Genevoise (1million en 2030) des liaisons ferroviaires du nouveau siècle, par des tracés interurbains compétitifs en temps de déplacement par rapport à une voiture personnelle. Un tracé non modulable et aucune offre directe entre les pôles Cornavin, Aéroport, Meyrin, Ferney, St Julien en GE, Valleiry, La Roche/Foron, Annemasse, Evian, Annecy, St Gervais
L’association représentant des usagers et développement des transports 74, tient compte du cahier des charges des usagers et de l’environnement, à savoir, proposer et trouver des solutions pour déplacer le plus grand nombre d’usagers, avec un véritable RER (Rapide Express Régional) en offrant des liaisons les plus courtes, sans rebroussement et sans rupture de charge.
La propo
sition avec le CEVA+ serait de favoriser une pénétrante RER suisse à l'intérieur du département français. On ambitionnerait ce projet plus en adéquation, plus adapté aux nouvelles contraintes journalières des transports domicile travail, comme les flux frontaliers vers Genève. Les déplacements en RER font partis d’un outil de travail aux yeux des pendulaires.
Un CEVA + par le shunt d'Ambilly Rep 1 – 2 Bis – 3 Bis – 4, (Fig.1 ci dessous) refusé en 2007 par l’association de l’ARC (Association Régionale de Coopération) directes vers La Roche sur Foron, en 33’ pour une estimation de 5000 V/J contre 45’ avec 3000 V/J en passant par Annemasse.
On exprime ces liaisons encore plus compétitives en valorisant l’étoile ferroviaire de La Roche sur Foron vers la vallée de l'Arve, « 200 000 habitants» et vers l'agglo d'Annecy « 135 000 habitants ». Nous apporterions une projection des transports moins tournée vers Annemasse. Aussi mettre en place un transport interurbain de demain concurrentiel aux voitures individuelles, plus adapté aux déplacements ce qui susciterait de meilleures fréquentations interurbaines des usagers à travers l’agglo Franco - Valdo – Genevoise.

Le « CEVA+ » par la version Sud Rep 1 - 2 Bis - 4 Bis – 4, ce choix restant plus adapté avec les flux d'entrées sud (côté St Julien) qui sont les plus importants du genevois. Cette version donne l’avantage d’inonder un territoire de communications où se centralisent actuellement les activités, loisirs, industrielles genevoises et savoyardes (La Praille (GE), Archamps (74)). Nous sommes favorables aussi aux trams, mais le RER reste 3 fois plus rapide.
La version RER Sud CFF, reste de loin la plus économique sur la partie suisse du genevois (160 M.FS) Elle communique avec Valleiry (22’), La Roche sur Foron (31’) et Annemasse (20’).
Les temps de déplacements pour les usagers venant d’Evian, Thonon, Annemasse sont en légère amélioration via la ligne du pied du Salève. Avec le "shunt" d'Etrembières, La Roche sur Foron se retrouve à (31’), St Gervais (1h05), Annecy (1h05). De nombreux P+R pourraient jalonner le réseau Sud.
La liaison avec Annemasse, Evian et St Julien en Genevois resterait assurée en alternance. .
La version sud propulse également un axe ferroviaire Nord Sud à l'ouest de Genève, entre Ferney Voltaire et St Julien en Genevois via l'aéroport de Cointrin, qui permettrait des déplacements directs et performants (chacune de ces lignes est à 12’ en RER avec la gare centrale de Cornavin)
Les taux de fréquentations y seraient trois fois supérieurs (22 000 V/J) à ceux du tracé classique Pro Ceva, soit l'équivalence de 10% des transports transfrontaliers sur les 225 000 passages /jour en 2005, un pourcentage nettement insuffisant, le 20 % serait un chiffre en excellence des flux en TC.
Sur un plan technique et un développement durable, un raccordement à 4 voies serait nécessaire entre la Praille et Pierre Grand – Bossey dans un cadencement de 4 trains par heure partie française de Valleiry, St Julien, Evian, Annecy, St Gervais les Bains. Le doublement de la ligne Valleiry- La Roche sur Foron par le « Shunt d’Etrembières » serait indispensable pour accèder sur une toile d'araignée du réseau ferré de l’agglo Genevoise. Un accès du RER vers l’aéroport de Cointrin avec l’ouverture du « shunt de Châtelaine » et la desserte de Meyrin Zimeyza et supprimer « le cul de sac » de la gare CFF de l’aéroport.
Le doublement des lignes entre les villes ci dessous, permet encore de réduire de 20% les temps de déplacements vers le centre de Genève
La Roche sur Foron en 25' contre 40' avec le CEVA par Annemasse
St Julien en Genevois 8'
Valleiry 18'
Ferney Voltaire 10'
Des investissements qui vont approcher les 1,5 Milliards de FS soit (1Milliards d ‘euros, ajoutés au 93 millions d’euros pour la partie française, sans tenir compte des inflations + 100 millions à ce jour.
Le terminus du Métro RER Valdo Genevois à Annemasse, restera un « cul de sac » sous la pression des Pro Annemassiens. Il sera plus facile de prendre sa voiture pour regagner l’aéroport en 20 minutes par le contournement via l’A40, que d’utiliser le RER soit 40 minutes en passant par le rebroussement de Cornavin, du fait d’un intérêt pour seulement les villes de Genève et Annemasse.
Blog: http://agfut-dtc.74.over-blog.com/
08:29 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : transfrontalier, rer, ceva, votations
08.06.2010
Une confusion
A propos du Forum social départemental 74 qui vient de se tenir le 5 et le 6 juin 2010:
22:54 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, métrople transfrontalière, emploi, logements
10.05.2010
Transports Franco Valdo Genevois
Le transfert de la voiture au RER Genevois ce n’est pas pour demain !
21:01 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ceva, agglo transfrontalière, transports transfrontaliers, ceva+
03.05.2010
Consensus politique franco-genevois
Au Congrès du groupement des frontaliers, ils étaient tous là….
07:00 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, agglo fvg, congrès frontaliers
23.03.2010
Election Régionale R-A
Abstention massive aux élections régionales : la Haute-Savoie dans le peloton de tête
08:28 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : élections, agglo fvg, abstention, société civile
01.03.2010
Elections régionales
Un enjeu essentiel pour la Haute-Savoie : le Projet de Métropole transfrontalière genevoise
20:38 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : région, politiques, dévelopement durable
30.11.2009
Le CEVA sauvé, et après ?
Le refus par les genevois de l’initiative mettant en cause la réalisation du CEVA va permettre de mettre en place le 1er chaînon indispensable d’un Plan de transports transfrontaliers.
Le CEVA est le symbole de la prise de conscience de la nécessité d’une coopération entre Genève et sa couronne française, il est aussi le symbole historique de la fin de décennies de velléités de projets non aboutis pour relier les 2 côtés de la frontière.
Mais pour autant faut-il donner quitus aux décideurs pour une politique de transports qui ne prend pas prioritairement en considération les attentes de la population : des lignes directes sans rupture de charge ni rebroussement, des temps de trajet concurrentiels à ceux de la voiture, des horaires adaptés et des prix attractifs.
Il est abusif de faire croire que le CEVA dans sa conception actuelle est l’élément central d’un dispositif qui vise à résoudre les problèmes de transports dans la région frontalière, il ne devrait que représenter moins de 2% des transports collectifs entre le Canton de Genève et de la Haute-Savoie.
Il reste maintenant à s’attaquer aux problèmes essentiels : l’organisation de transports palliatifs pendant au minimum les 6 années que dureront les travaux , la prise en charge des déblais, les mesures visant à réduire au maximum les déficits prévisibles par l’obtention d’une fréquentation optimale (parkings P+R, rabattements autour des grandes lignes ,accès aux gares , prolongation du RER jusqu’à l’aéroport de Cointrin …et une politique d’incitation forte engageant les collectivités locales et les entreprise)
Et puis le CEVA ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt à propos du projet d’agglomération transfrontalière qui souffre du manque d’information et de consultation de la population, de l’absence d’un plan social, des déséquilibres grandissant entre les 2 côtés de la frontière et dont la logique énergivore doit être remise en cause
Il reste tant à faire pour que les populations des 2 côtés de la frontière s’approprient un projet qui les rassemble sur la base de la solidarité et de l’équité.
Pour le collectif les 3scf "Sauvons la Planète" "AGFUT-DTC 74" "AQV"
11:38 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ceva, rer
09.11.2009
« CEVA » Genève dans une bulle !
Partisan du projet d’agglo, OUI, en fait du quel ! Genève ! Franco Valdo Genevois, ou la Métropole transfrontalière !
Chacun des participants tirant la couverture à ses intérêts
Bien que nous ayons été réunis pour le projet d’agglo PA2, les élus animateurs de la tribune, n’ont pu s’empêcher de revenir sur le PA1 et sur le CEVA
Si le tracé du Ceva se réalise tel qu’on le définit aujourd’hui, il ne sera pas une bonne solution pour Genève, comme pour l’Agglo FVG, avec un investissement exorbitant, pour les paramètres recherchés. Au contraire il produira un effet inverse avec l'augmentation des véhicules depuis sa périphérie.
« Comment débloquer Genève » débat de la TDG, Genève vit dans une bulle, sans grand intérêt pour ce qui l’entoure, on veut son CEVA pour l’agglo de Genève. A croire que les problèmes des pendulaires de l’agglo FVG venant travailler dans la cité Calvin ne les intéressent pas, comme le nombre de véhicules, comme l’environnement et les effets de serre Co2.
« Nos élus jouent encore au petit train »
Les prévisions mobilités expliquées par le professeur Giuseppe Pini de l'Observatoire universitaire de la mobilité, précise qu’il faut faire la différence entre un projet de transport et l’offre aux transports. Cet exposé rejoint le résonnement de l’association civile française « AGFUT-DTC74 » représentant les usagers et développement des transports. Cette dernière confirme que l’on ne respecte pas le cahier des charges des usagers depuis la Hte Savoie. L’offre aux transports avec des trajets directs n’existe pas pour rejoindre Genève Cornavin et l’aéroport. On y trouve des rebroussements, des ruptures de charges, pas de proposition modulable pour s’approcher au plus près de son lieu de travail. Les transferts de déplacements ne sont pas compétitifs aux temps déplacements voiture.
Le consensus d’un transfert de la route aux rails pour les pendulaires vers l’agglo GE, défendu par les autorités du Canton, Robert Cramer pour l’Etat de Genève et Robert Borrel pour l’ARC est utopique.
Avec le chiffre catastrophique de 1,5 % des pendulaires venant de la Hte Savoie, ce pourcentage qui ne va pas exploser avec l’arrivée du CEVA RER en « Cul de sac à Annemasse » voire 3%. (3000 V/J)
Dans le projet d’un CEVA+ proposant une percée du RER direct jusqu’à La Roche sur Foron en 24’, rentre dans le développement durable avec ses paramètres des trois fois 20% (Effet de serre, consommation, énergie renouvelable). Avec cette option on assure 10% des pendulaires en TC soit 12000 V/J à l’aller en plus d’aménager un tissage ferroviaire sur l’agglo de Genève, également rallier Genève Annecy en 50 minutes en RER ou TER.
Les déplacements en RER sont trois fois plus rapides que les trams depuis les extrémités de l’agglo FVG vers les deux points névralgiques (Cornavin, Cointrin).
Du côté français, du fait d’une émergence pour l’intérêt seulement d’Annemasse, cela ne fait qu’affaiblir l’offre aux transports pour toute la Hte Savoie dans les prochaines décennies, pour cause d’un manque d’une vision globale de projets de transports.
Nous étions Pro CEVA dans son lancement, on diffère notre position en Pro RER. Le «shunt d’Ambilly » complémentaire au CEVA en alternatif avec la gare d’Annemasse n’ayant pas été pris en considération, ni retenu pour des transferts directes avec Annecy et St Gervais, nous oblige de présenter d’autres propositions.
19:04 Publié dans Déplacements, transports, mobilités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rer, agglo fvg, st cergue, pini, agfut
13.10.2009
Comment combattre la xénophobie dans la région transfrontalière
11:41 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : genève, annemasse, france voisine, frontaliers
12.05.2009
Face à la crise, moralisons le développement
L'expert économique Claude Barbier a rappelé récemment dans ces colonnes que ce projet n'est pas une histoire idyllique comme voudraient le faire croire ses responsables. Les effets de la crise mondiale qui touchent notre territoire doivent inciter l'ensemble des acteurs à « remettre les pieds sur terre ».
Les pertes colossales de l'UBS sont symboliques de la crise en Suisse. Côté Haute-Savoie, le taux de chômage a augmenté de plus de 30. Pourtant, les responsables du projet estiment que notre région résiste bien, grâce à ses atouts (que le projet renforce) et continuent à s'en tenir au parti pris d'une logique de croissance continue jusqu'en 2030.
Il serait temps qu'une pause soit observée et que s'engage une réflexion sur le choix d'une logique qui se révèle à tous égards inadéquate : outre son irréalisme, elle rend secondaire la priorité d'un programme social et bloque la perspective d'une réduction de la consommation d'énergie. Faisons le point.
On évoque beaucoup la nécessité de moraliser le capitalisme. Les participants au G 20 ont jeté l'opprobre sur les paradis fiscaux et le secret bancaire de nos voisins suisses a été montré du doigt, mais ils se sont épargnés eux-mêmes. Les responsables des banques et grandes entreprises en faillite, secourues par les États, se sont fait sermonner pour les avantages scandaleux qu'ils s'étaient octroyés mais les capitalistes dans leur ensemble peuvent dormir sur leurs deux oreilles : leurs profits ne seront pas mis en en cause.

Par Jean Louis Bailly,
Militant associatif, membre du collectif Sauvons la Planète, et de la société civile « les3SCF » au sujet du projet d’agglomération Franco-Valdo-Genevois
Il n'est pas question non plus d'interdire la spéculation sur les denrées alimentaires qui affament les populations du tiers-monde.
Parlons plutôt de moraliser le développement. Cela veut dire : changer le logiciel qui donne la primeur à la course au profit et mettre en avant les problématiques sociales et écologiques.
Certes, les responsables du projet d'agglomération franco-valdo-genevoise n'ont pas été oublieux de ces préoccupations. 11 y a de nombreuses mesures qui vont dans le bon sens mais elles consistent pour la plupart en des rattrapages de politiques déficientes depuis plusieurs décennies (transports, logements, aménagement, relations de voisinage...) et ne sont pas aptes à répondre à la croissance démographique envisagée (30 d'ici 2030).
On nous promet 100.000 emplois supplémentaires dont une partie importante sera réservée à de nouveaux arrivants. Contentons-nous de garantir l'emploi pour tous les habitants actuels de l'agglo. Quid des secteurs en crise ? Quid des difficultés des PME ? Une nouvelle prospective ouverte sur les emplois liés à l'écologie s'impose.
Trop de problèmes n'ont pas été posés, trop de questions ont été écartées. Donnons la parole aux laissés-pour-compte de cette croissance, à ceux qui souffrent du coût de la vie, du chômage, de la précarité….établissons un état des lieux. Ecoutons aussi les cris d'alarme de la communauté scientifique sur l'effet de serre et les prévisionnistes qui nous disent que le développement mondialisé que nous connaissons n'est plus possible avec l'épuisement des ressources naturelles.
Mettons tout sur la table : les particularismes locaux avec la prédominance de Genève et ses conceptions sur le rôle de la couronne française, la dépendance économique de la Haute-Savoie, le travail frontalier, les fiscalités différentes...
Peut-être faudrait-il aussi que les promoteurs de la coopération transfrontalière retrouvent leurs préoccupations premières. Robert Borrel, alors maire d'Annemasse, dénonçait une société à deux vitesses, son successeur Christian Dupessey annonçait, quant à lui, un projet de cohésion sociale. Bernard Gaud de son côté s'était prononcé pour un projet de développement durable.

Quant au conseiller d'État genevois, Robert Cramer, il a été rapporteur de l'intéressant plan cantonal de l'énergie. Qu'il propose, par exemple, la démarche « société 2.000 watts». La région et le département, partie prenante du projet, ont pour leur part élaboré un plan climat. Que l'on mette tous les savoir-faire en commun pour une démarche sous les auspices du protocole de Kyoto qui concentrerait l'ensemble des thématiques environnementales : économies d'énergies, énergies renouvelables, santé environnementale (pollution, cadre de vie), souveraineté et sécurité alimentaire, déchets... afin de mettre en place des indicateurs (empreinte écologique, bilan carbone, indicateurs de développement humain) et de sensibiliser la population (et les élus) à l'effet de serre avec le relais des constats de la communauté scientifique sur ses menaces.
La société civile doit faire appel dans cette perspective à toutes ses compétences. Je pense utile à ce sujet d'interpeller le mouvement altermondialiste qui s'est mobilisé il y a un an dans le cadre du forum social départemental sur les thèmes de la décroissance et de la résistance (au libéralisme) : qu'il passe du domaine du débat et du tout contestataire à celui de l'engagement de terrain (on peut d'ailleurs s'interroger à propos des organisateurs du FSD qui se sont investis dans l'action municipale et qui cautionnent le projet d'agglo tel qu'il est aujourd'hui)
Alors, tous ensemble pour un projet solidaire, du local au global, et avec les futures générations, pour une démarche éthique, celle du développement durable ?
18:45 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : projet d'agglo, croissance, chômage, précarité
26.03.2009
Pallier aux carences du réseau TER et RER (Ceva) entre la France et Canton de Genève
La liaison du CEVA (Cornavin Eaux Vives Annemasse) entraîne le réseau RER FVG à des rebroussements et ruptures de charges en gare d’Annemasse et Genève Cornavin pour accéder à l’Aéroport de Cointrin.
Les usagers domicile travail études, ne souhaitent pas perdre 180 heures par année pour des liaisons qui ne sont pas valorisantes
Il est regrettable que les autorités genevoises et l’association de l’ARC (association régionale de coopération) se soient cantonnées dans un objectif de relations ferroviaires essentiellement urbaines, sans perspective rayonnante de développement de transports compétitifs, dans une vision très néfaste en y regardant de l’extérieur. Pour l’avenir les projets ferroviaires et transports péri urbains de proximités seront paralysés pour des décennies, qui vont handicaper tout le département de la Haute-Savoie principalement St Julien en Genevois, Evian, Chamonix et Annecy de posséder des transports directs.
Aujourd’hui les pénétrantes ferroviaires directes vers Genève centre et vers l’aéroport de Cointrin n’existent pas avec la Hte Savoie et l’Ain.
Ø La vallée de l’Arve qui actuellement avec 270 000 habitants en basse saison n’a pas de liaison directe avec l’aéroport international de Cointrin ou de la gare de Genève Cornavin centre et St Julien en Genevois.
Ø Chamonix et le Pays du Mt Blanc, qui constituent avec Genève les deux pôles touristiques les plus visités et les plus importants d’Europe ne sont pas reliés directement au ferroviaire.
Ø La région d’Annecy 135 000 habitants, se trouve également avec la même problématique et la proposition d’un réseau RER FVG en 2014 avec une liaison en 1h20 n’apporte pas de solution convenable, avec l’aéroport de Cointrin atout important pour les JO de 2018.
Ø Pour Valleiry et St Julien en Genevois, toujours pas de projet ferroviaire, alors que ce pôle économique aux portes de Genève va devenir avec La Praille le plus important de la Hte Savoie. On propose seulement un tram, alors que l’on sait que les temps de trajets seront dissuasifs en plus d’un tracé en ville limité.
Ø Depuis Evian Thonon, également aucune liaison directe avec l’aéroport
Ø Même problème pour Bellegarde, pas d’accès direct avec l’aéroport
Ø Pas de projet ferroviaire avec Ferney Voltaire et relier le département de l’Ain à Hte Savoie en 20 minutes.
Ø La ligne du Sillon Alpin nord devra serpenter dans l’agglo FVG, sans accès direct à l’aéroport.
Ø Sans oublier l’aménagement de la ligne RFF du pied du Jura, vers Nyon.
Le doublement de la ligne du pied du Salève, en plus du projet de raccordement d’Etrembières (Inscrit dans un contrat état région) est envisagé pour une extension du réseau grande ligne sans rebroussement jusqu'à St Gervais (1,5 millions de touristes par année) pour Paris et Lyon.
Un des principaux enjeux est que les usagers trouvent des déplacements rapides et compétitifs par rapport à leurs temps de trajet en voiture et le coût des déplacements.
L’association des usagers et développement des transports Hte Savoie fait des propositions d’un programme développement durable (ces propositions évitant les rebroussements et ruptures de charge pour des choix moins coûteux)
Il est temps que les responsables du Projet d’agglo acceptent de prendre en considération nos propositions pour un réseau RER performant dans le cadre d’une politique globale de transports régionaux transfrontaliers (et non sur des partis pris locaux) afin de répondre aux attentes de la population (blog….http://agfut-dtc.74.over-blog.com/article-26510425.html
22:48 Publié dans Développement durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rer, fvg, ter, cff, agglo fvg, aéroport
22.03.2009
Moraliser le capitalisme ?
Notre agglomération transfrontalière est particulièrement concernée par la campagne médiatique orchestrée sur la volonté affichée des grandes puissances occidentales de résoudre la crise du capitalisme en le moralisant.
En cause bien sûr le secret bancaire pratiqué par la Suisse. Mais la conscience citoyenne est interpellée par d’autres « spécialités » de la place financière genevoise : doivent également être mis en cause le marché des produits agricoles où s’organisent les spéculations qui amplifient la crise alimentaire mondiale avec ses conséquences terribles dans les pays du Sud ou les activités traitant des ventes d’armes .ou bien encore le centre d’ affaires pétrolières qui en Afrique et en Asie particulièrement constituent un détournement de richesses pour les populations réduites à un état de grande pauvreté.
Dans ce cadre là, que veut dire « moraliser le capitalisme » ?
Cette locution est un paradoxe : le capitalisme, système de production, est un outil servant à l’échange d’argent contre des valeurs économiques. .Moraliser un outil n’a pas de sens, c’est son usage qu’il faut moraliser. Prenons l’exemple du couteau : son usage courant comme ustensile ménager est unanimement apprécié dans la vie quotidienne (moyennant des précautions élémentaires). Dès lors que son usage est détourné pour en faire une arme portant atteinte à autrui, il relève de l’interdiction et de la condamnation
Il en est de même du capitalisme : son usage est condamnable et doit être interdit dès lors qu’il est détourné d’un usage « convivial », que la logique de profits est antagonique au bien commun, lorsqu’elle est antagonique à la qualité de la vie, lorsqu’elle fait obstacle au respect des droits humains fondamentaux, ou qu’elle détruit l’harmonie de la nature (ce qui caractérise la mondialisation libérale).
Alors, parlons plutôt de moraliser l’économie, moraliser le développement
Lorsqu’il affirme vouloir moraliser le capitalisme, Sarkozy ne vise pas au partage des richesses, au combat contre la pauvreté ou à la lutte contre l’effet de serre. Il dénonce une concurrence qu’il estime déloyale ou des pratiques nuisibles aux profits de l’ensemble de la classe capitaliste et dont les « excès » ruinent les Etats et précarisent leurs dirigeants. Il continue de penser que l’humanité doit s’adapter au capitalisme, non l’inverse.
Si l’on parlait du développement durable ?
Il est curieusement absent des discours politiques. Pourtant ce concept dont la Conférence de RIO en 1992 a établi le socle repose sur un principe éthique : « Responsabilité, solidarité, précaution » Il a pour vocation d’encadrer l’économie de telle sorte qu’elle devienne compatible avec le bien être social et l’exigence écologique. Mais dans la mesure où il constitue une alternative à la mondialisation libérale, ce qui exige l’abandon des principes sur lesquels repose le consensus de la clase politique occidentale, le développement durable ne représente pas une référence pour les gouvernants qui préfèrent en détourner l’usage en édulcorant son contenu
Ce blog est dédié aux échanges transfrontaliers. La réflexion que porte cette contribution s’applique au Projet d’agglomération franco-valdo-genevoise : un Projet de développement qui ignore la crise sociale et l’effet de serre est-il un projet moral ? Nous y reviendrons prochainement
15:16 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agglo transfrontalière, social, décroissance, économie
11.02.2009
Le oui aux bilatérales
En assurant le net succès du camp du « oui », les citoyens suisses ont réaffirmé leur attachement à l’Europe en relativisant une culture helvète de neutralité depuis longtemps artificielle.
Il est vrai que ces accords apportent un bonus indéniable à leur économie tout en permettant à leur pays de conserver un certain nombre de particularismes en particulier bancaires et fiscaux Du côté des salariés les mesures d’accompagnement devraient continuer à offrir une garantie sur l’application des Conventions collectives et contre le dumping social Quant aux travailleurs frontaliers qui contribuent à la croissance de l’économie, la libre circulation avec le maintien de leur statut leur apporte une protection quant à la sécurité de leur emploi tandis que le droit de résidence des suisses en France soulage la crise du logement côté Genève
En ce qui concerne les relations entre Genève et sa couronne française, le principe du projet transfrontalier de métropole (le projet d’agglomération franco-valdo-genevoise) se trouve naturellement légitimé .Les responsables politiques ne manqueront pas par glissement sémantique de vouloir en tirer une légitimité à laquelle leur méthode d’élaboration sans consultation de la population et leur pari économique irréaliste de croissance continue ne leur permet pas de prétendre. Le projet ne trouvera sa légitimité que s’il répond aux attentes des habitants des 2 côtés de la frontière pour un mieux vivre ensemble et s’il se construit avec eux.
Il est temps d’engager un grand débat afin de percer la bulle qui enferme ce Projet pour l’ouvrir aux problématiques que nous renvoient les bouleversements climatiques, les atteintes à l’intégrité de notre Planète et les crises économiques et financières mondiales avec leurs conséquences sociales
Si la votation suisse du 8 février est bien le signe d’un rejet majoritaire de la xénophobie, s’il représente une étape vers l’ouverture au-delà des frontières, il reste à en préserver le sens sur notre territoire commun en trouvant des solutions solidaires qui s’appuient sur d’autres valeurs que la course aux profits
07:58 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : région fgv, genève, projet fvg, métropole genevoise



